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«Aucun développement sérieux, et qui se veut intégral et intégré, ne peut se faire sans l'implication des femmes. Mais celles-ci ne peuvent contribuer efficacement à ce processus que si elles sont suffisamment outillées pour saisir les opportunités qui se présentent», a dit Dr. Kodjovi Aubin Thon.

En tournée à l'intérieur du pays depuis ce vendredi 05 octobre, le Dr. Kodjovi Aubin Thon à la tête d'une délégation du Mouvement Nouvelle Vision, a rendu visite aux élèves de l'Institut "Le Paradis" à Atakpamé (région des plateaux).

Le monde est à l'ère du numérique, une réalité à laquelle des pays comme le Togo ne peuvent se passer. C'est dans le soucis  d'imprègner les professionnels sur la Loi des Transactions Electroniques(LTE) et de son décret d'application qu'une formation de quatre (04) jours est en cours depuis ce lundi 08 octobre à Lomé.

L'opération d'enrôlement lancée par la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI) dans la première Zone permettant au Togo de se doter d'un nouveau fichier électoral s'est archévée ce 09 octobre 2018. Même si la coalition des 14 partis de l'opposition a appelé la population à un boycott, tout porte à croire que les Togolais sont sortis se faire enrégistrer dans certains centres prévus à cet effet.

A la veille de la fin du recensement lancé par la Comission Electorale NationaIe Indépendante (CENI) a laquelle n' hadère  par la coalition, Les 14 partis politiques de l’opposition étaient face à la presse nationale et internationale ce lundi 08 Octobre 2018 à Lomé.

Point focale du gouvernement au dialogue,le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara s' est toujours fait  remarquer par son language ferme contre les revendications de la coalition des 14 partis politiques. Multipliant les sorties médiatiques ces derniers jours  sur les questions brûlantes de l'heure,celui qui semble faire parti de la ligne dure du pouvoir a accordé un entretien a nos confreres de @afrikastrategies.com,une interview
dont la redaction du groupe de presse radiodegnigban a eu copie.

@afrikastrategies.com: Vous êtes ministre de la fonction publique, très proche de Faure Gnassingbé. L’opposition s’est opposée au recensement qui a démarré le 1er octobre en appelant au boycott. Vous n’avez-vous pas peur que cela contribue à l’échec de tout le processus électoral ?

Gilbert Bawara: Le Togo n’est pas un cas particulier dans la sous-région, en Afrique et au monde où des partis politiques contestent le système électoral. Depuis 2007, le Togo dispose de l’un des systèmes électoraux les plus innovants qui consacrent des avancées et des garanties solides pour des élections équitables, crédibles et fiables, depuis la composition et le fonctionnement de la CENI à la proclamation des résultats en passant par le financement public des campagnes électorales et la prise en charge des délégués des candidats dans les bureaux de vote. L’attitude actuelle d’une frange de l’opposition togolaise n’est pas extraordinaire. Nous aurions souhaité que, conformément aux conclusions de la dernière réunion du comité de suivi de la mise en œuvre des décisions des chefs d’Etat de la Cédéao (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Ndlr), l’opposition rejoigne sans délai la Céni. Cela étant, il n’y a aucun risque que le processus échoue. L’intérêt du Togo, en ce moment, c’est d’aller de l’avant pour ne pas créer ou entretenir un climat délétère et d’incertitude politique, avec des répercussions inévitables sur le plan économique et social.

@afrikastrategies.com: Vous auriez pu laisser quelques jours à l’opposition pour rejoindre la commission électorale avant de démarrer le recensement. Rien ne presse..

Gilbert Bawara: Non. La même décision du comité de suivi qui leur a donné jusqu’au 30 septembre pour désigner leurs membres a aussi prévu et acté le début du recensement pour le 1er octobre. Il n’y a pas de contradiction sur ce point. Ils sont dans une logique de défiance, de provocation et d’affrontement. Ils ont toujours été dans une posture de blocage et d’obstruction, et cela relève davantage d’une stratégie et de calculs internes à ce regroupement politique. C’est regrettable et déplorable, mais le gouvernement n’est ni dupe ni naïf. Il est suffisamment préparé à toutes les éventualités. Les institutions du pays, y compris la Céni, n’ont pas à subir ce genre de caprices et de péripéties de la part des partis politiques. Que la coalition des 14 partis de l’opposition, en partie ou dans sa totalité, participe ou non au processus électoral n’aura aucun impact sur la qualité des élections. Il existe, dans le paysage politique, de nombreux partis politiques bien plus représentatifs que certains des partis membres de cette coalition. L’opposition a tort de nous sous-estimer et de nous prendre pour des Gugusse. Tout agissement contraire à la loi aura désormais des conséquences, immédiates et proportionnées.

@africastragies.com: Sans l’opposition, les actes de la Céni peuvent être légitimement remis en cause tout de même?

Gilbert Bawara: Il faut éviter des postures  dogmatiques ou idéologiques ou des positions figées qui procèdent parfois de procès d’intention. Si en participant à la Céni, les représentants des partis politiques ou de la société civile, issus de l’opposition parlementaire ou cooptés par elle, venaient à constater des faiblesses, des insuffisances ou des dysfonctionnements et qu’ils font des propositions d’amélioration et de consolidation du cadre électoral et des conditions d’organisation des élections afin d’en renforcer la crédibilité, la transparence et la fiabilité, les autres membres ne manqueraient pas d’en tenir compte. Le gouvernement et les experts de la Cédéao y seraient sensibles. Mais avant d’être à la Céni, anticiper, présager et préjuger de la qualité des opérations et activités menées jusque là et chercher à tout remettre en cause relève d’une stratégie dilatoire et d’une volonté de blocage pour retarder la tenue des élections législatives.

@afrikastrategies.com:  L’arrivée de l’opposition à la CENI impacte sur la réorganisation des CELI ?


Gilbert Bawara: Cela va de soi

@afrikastrategies.com: Donc aussitôt que l’opposition entre à la Ceni, il va falloir réinstaller les Celi chargées du recensement dans chaque préfecture?

Gilbert Bawara:  Non, on n’a pas à réinstaller les Celi. Celles-ci existent et il s’agit pour les retardataires des les rejoindre. Cela n’enlève rien à la possibilité pour les uns et pour les autres d’évaluer ensemble l’état d’avancement des opérations électorales, notamment du recensement électoral et d’apporter des ajustements si nécessaire. Depuis le début de la situation socio-politique que le Togo vient de traverser, nous étions pleinement conscients des stratégies et des postures qu’adopterait la coalition concernant notamment le processus électoral. Cette coalition se croit plus main que tous les autres togolais. Rien ne nous surprend et rien ne nous émeut. Et ce n’est pas la première fois que l’opposition rejoint un processus électoral qui a déjà évolué. On est donc habitué à cette attitude. Nous aurions voulu que dès le départ, lorsque l’Assemblée nationale avait lancé le processus de renouvellement de la Céni, les partis politiques concernés acceptent de jouer le jeu en tenant compte des compromis et des arrangements qui ont toujours eu lieu concernant les représentants des partis politiques extraparlementaires et de la société civile. Mais l’opposition s’est enfermée dans une logique de blocage, de surenchère et de chantage. Cela n’est en rien dans l’intérêt de notre pays et on ne devrait pas accepter de pareils comportements.

@afrikastrategies.com :  Si on se fie au chronogramme actuel de la Ceni, d’ici 10 semaines, le Togo pourrait organiser des municipales, un référendum et des législatives. C’est une utopie évidente, ça n’est pas possible.

Gilbert Bawara D’abord, il faut souligner que le référendum n’aura de sens et de portée que si le débat démocratique à l’Assemblée nationale est bloqué ou échoue. Dans les prochains jours, le gouvernement concevra un projet de révision constitutionnelle qui bénéficiera de l’appréciation de l’expert constitutionnaliste de la Cédéao avant d’être soumis à la représentation nationale pour examen. Ce projet se conformera aux orientations et aux axes définis par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’institution ouest-africaine. Nous espérons que les partis parlementaires joueront le jeu et que la réforme sera adoptée à l’Assemblée nationale sans qu’il soit nécessaire de recourir à une consultation référendaire. Quant à la date du 20 décembre, le gouvernement et la Ceni sont tenus par deux impératifs. D’une part les décisions et recommandations de la Cédéao et d’autre part les contraintes et délais légaux imposés par le code électoral.

@afrikastrategies.com:  Parlons réforme. Qu’est-ce qui sera fait d’ici le 20 décembre concrètement? Redécoupage, la cour constitutionnelle cassée, qu’est ce qui changera?

Gilbert Bawara :  Tout ce qui touche aux élections législatives n’a plus vocation à être réformé. Nous sommes pratiquement à la veille du scrutin législatif ! Nous aurions souhaité, lorsque cela était encore possible, notamment sous les auspices du président ghanéen entre février et avril 2018, pouvoir examiner les réformes électorales et les mesures susceptibles de contribuer à la consolidation du cadre électoral. Malheureusement, la coalition des 14 et ses leaders ont toujours estimé qu’il n’était pas question de parler de réformes électorales avant d’avoir réglé la question du «retour à la constitution de 1992 et d’avoir acté l’impossibilité pour le chef de l’Etat actuel de se présenter à la prochaine élection présidentielle». Depuis lors, ce regroupement et ses leaders ont considérablement évolué. Il faut s’en féliciter. Entre temps, la Cédéao s’est saisie pleinement de la situation socio-politique au Togo et un canevas a été défini. Ce qu’il est advenu d’appeler « la feuille de route de la Cédéao » s’inscrit dans le respect du cadre électoral tel qu’il existait le 31 juillet 2018, sinon même la date du 20 décembre ne se comprendrait pas. Même le réaménagement de la Céni et de ses démembrements est intervenu en application du cadre électoral actuel. Des décrets pris en conseil des ministres sont d’ailleurs venus déterminer les ressorts des circonscriptions électorales et le nombre de députés par circonscription. Cela n’a plus vocation à être modifié de nouveau. Idem pour le mode de scrutin.

@afrikastrategies.com:  L’opposition n’accepte pas ce découpage?

Gilbert Bawara Et pourquoi l’opposition contesterait le découpage?

@afrikastrategies.com: Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition dénonce le fait d’être élu par un nombre 4 à 6 fois supérieur à celui qui permet d’élire un député dans les régions qui sont favorables à Unir?

Gilbert Bawara Quand il le dit, ce n’est ni crédible ni cohérent. Il parle aussi du député de l’ANC élu à Assoli, ce qui prouve que l’ANC peut gagner des sièges dans n’importe quelle circonscription électorale. D’ailleurs j’ai entendu l’opposition et particulièrement la C14, depuis le 19 août 2017, dire qu’elle a le peuple avec elle, qu’elle est populaire dans tout le pays et que tous les Togolais sont contre le parti Unir qui serait rejeté par les populations. Cette coalition a proclamé que les digues ont cédé et les anciens fiefs et bastions du parti majoritaire sont tombés. Si c’est le cas, qu’ils aillent aux élections et les résultats l’attesteraient.

@afrikastrategies.com : L’union Européenne s’est inquiétée de ce que le quotient électoral au sud soit supérieur à celui du nord. Elle dénonce en quelque sorte un redécoupage déséquilibré dans 3 rapports successifs. et elle a raison?

Gilbert Bawara Où est ce que vous situez le nord et où vous situez le sud ? La région des plateaux c’est aussi le nord ? Sur 25 sièges, Unir en a gagné 22. Le découpage n’est donc pas un problème, les partis politiques sont supposés avoir une implantation et une représentation nationales. Ils doivent donc pouvoir gagner partout, et c’est ce que le parti UNIR a fait lors des dernières élections législatives, à l’exception de Yoto !

La 13ème vague du Volontariat National de Compétence a prêté serment au cours d'une cérémonie dans le cadre du programme de l'Agence Nationale des Volontaires du Togo(ANVT) ce mercredi a constaté un reporter du groupe de presse Degnigban.

Ils sont au nombre de 500 jeunes togolais à lever la main et répondre d'une même voix "Je m'engage", gage de leur engagement auprès des communautés, en présence de la ministre du Développement à la base,de l'artisanat,de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, Madame Victoire Dogbe

Les populations ont répondu massivement ce vendredi 05 Octobre 2018, à l' appel à manifester lancé par le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) en collaboration avec d' autres organisations de la société civile de défense des droits de l'Homme, pour dénoncer l' impunité et demander la mise en Liberté des détenus politiques qui croupissent encore dans les prisons.

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